Les animaux de Guadeloupe
Dernière mise à jour : 10/04/2026
Hello, cette fois-ci je reviens avec un sujet sympa qui pourrait vous intéresser ! C’est sur les animaux de Guadeloupe. Comme vous le savez, ça fait maintenant plus de 4 ans qu’on vit ici et on a eu l’occasion de croiser pas mal d’animaux, même dans notre jardin ou notre maison (oui oui, je vous assure !). Il faut dire que l’archipel réunit toutes les conditions idéales pour offrir une biodiversité juste exceptionnelle. Entre les forêts tropicales, les mangroves, les rivières, sans oublier les fonds marins et les récifs coralliens, autant vous dire que chaque milieu naturel accueille différentes espèces.
En Guadeloupe, il y a des oiseaux, des reptiles, des amphibiens, des insectes et des espèces marines qui cohabitent entre elles mais aussi avec nous. C’est aussi ce qui fait tout le charme de notre archipel ! D’ailleurs, il y a certaines espèces qui sont endémiques, qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Vous aurez sûrement l’occasion de les rencontrer lors de randonnées en pleine forêt, d’une baignade en rivière ou d’une visite du Zoo de Guadeloupe.
Vous l’aurez compris, dans cet article, je vous propose déjà de partir à la rencontre des animaux de Guadeloupe, de leurs habitats naturels, et de quelques anecdotes qu’on a vécues en 4 ans ici. Alors, ça vous tente ?
La faune terrestre de Guadeloupe
Je vous l’accorde, la faune terrestre en Guadeloupe est moins connue que celle des fonds marins. Pour autant, elle réserve pas mal de surprises ! Il y en a de plus ou moins discrets, mais on en croise certains dans notre jardin !
Les mammifères sauvages
On vous propose de commencer par découvrir les mammifères sauvages que l’on retrouve en Guadeloupe. Il n’y en a pas beaucoup, mais on trouve quand même des espèces bien installées, parfois depuis un bon moment.
Le raton laveur (racoon)
Ce n’est pas pour rien si on commence par le raccoon. On en a même souvent qui rentrent dans notre cuisine pour manger les croquettes du chat ahah. Plus sérieusement, le raccoon fait partie des animaux les plus connus de l’archipel guadeloupéen. Pour la petite histoire, il a été introduit au départ en Guadeloupe, a été protégé et s’est donc largement multiplié ! Le souci, c’est qu’il cause pas mal de dégâts dans les cultures et menace certaines espèces locales d’insectes et d’oiseaux. En discutant avec des guadeloupéens, beaucoup vous diront que “ça se mange” et c’est même très apprécié, bien qu’en théorie il est interdit de le chasser…Il y a seulement les structures comme le Zoo de Guadeloupe dont je vous parlais plus haut qui sont autorisées à détenir des ratons laveurs. À l’état sauvage, vous pourrez surtout le voir en fin de journée ou la nuit, surtout près des bois et des points d’eau.


La mangouste, une espèce invasive
On remonte un peu dans le temps… La mangouste a été introduite en Guadeloupe en 1888 pour lutter contre les rats et les serpents dans les plantations. Elle s’est aussi rapidement multipliée pour en devenir envahissante jusqu’à menacer certaines espèces locales telles que des oiseaux et des reptiles. Elle contribue même à propager certaines maladies comme la leptospirose. D’ailleurs, elle compte même parmi les 100 espèces les plus envahissantes au monde selon l’UICN. Vous les verrez surtout traverser la route en fin de journée ou le soir. De notre côté, on les trouvait plutôt mignonnes, jusqu’au jour où elles ont commencé à venir se servir directement dans notre jardin et à manger nos fruits. Du coup, on a acheté un fusil et on tire quand elles passent dans le jardin. Je déconne, hein !
Les chauves-souris, des espèces protégées
Ce n’est pas le premier animal auquel on pense en Guadeloupe. Pourtant, les chauves-souris sont très présentes chez nous et elles sont même très importantes dans l’écosystème, surtout pour la pollinisation et la régulation des insectes. Il faut savoir qu’en Guadeloupe, toutes les espèces sont protégées. D’ailleurs, un jour, Jackson (notre chat) nous en a ramené une comme “cadeau”… Heureusement, on a réussi à la sauver et à la relâcher. C’est un bon rappel sur l’importance de respecter ces animaux souvent mal-aimés, mais pourtant indispensables.
Les reptiles de Guadeloupe
On arrive maintenant aux reptiles ! C’était tout simplement impossible pour moi de parler des animaux d’ici sans en parler. Ils sont partout, souvent discrets, parfois impressionnants, mais ils font complètement partie du quotidien dans l’archipel.
L’iguane des Petites Antilles et l’iguane vert
On confond souvent l’iguane des Petites Antilles avec l’iguane vert à queue rayée, bien plus répandu. Pour mieux vous expliquer, l’iguane des Petites Antilles est une espèce protégée et menacée, que l’on voit surtout sur certaines îles comme Petite-Terre. D’ailleurs, sur ces petites îles, il y a de nombreuses actions de préservation qui sont régulièrement mises en place. Si vous en croisez un, c’est plutôt rare, alors c’est un vrai coup de chance !
Il est plus petit, souvent plus clair, et surtout plus fragile face à l’iguane vert, qui prend peu à peu sa place. Alors, en termes d’actions, il y a des limitations de déplacement de l’iguane vert dans certaines zones ou encore des campagnes de sensibilisation. De notre côté, on a déjà vu plus d’un iguane vert dans notre jardin, autour de la piscine. Il y en a même un qui s’est invité chez nous. Rassurez-vous, il est inoffensif pour l’Homme, à moins qu’il se sente menacé. Mais, si vous ne l’embêtez pas, il aura plus peur de vous que de lui. Quand Jackson (le chat) est en forme, on le voit souvent courir après aussi dans le jardin (enfin quand ils sont petits).

Les anolis et geckos
On était super contents de retrouver les anolis, ces fameux lézards verts fluo. Ils nous rappellent ceux qu’on avait à Mayotte. À l’inverse, à Tahiti, on voyait surtout des geckos, aussi appelés mabouyas, souvent un peu transparents. Ils nous sont bien utiles puisqu’ils mangent les insectes dans la maison, mais il faut être honnête : ils ne font pas l’unanimité. Si vous vous demandez pourquoi, c’est à cause des petits cacas qu’ils font partout et qui sont difficiles à enlever (on pourrait dire “fait chiez”, non ?!). Alors, même s’ils sont très mignons, certains préfèrent les chasser de leurs maisons. Pour tout vous dire, il existe même des répulsifs spécialement conçus pour les éloigner… comme quoi.
Les serpents de Guadeloupe : les couleuvres (couresse)
On vous rassure tout de suite, il n’y a pas de serpents dangereux et venimeux en Guadeloupe. En 4 ans de vie ici, les seules couleuvres qu’on a vues, c’était à Terre-de-Bas, aux Saintes. Elles sont fines, rapides et très discrètes. D’après les locaux, elles sont totalement inoffensives et même plutôt sympa. Bon, sympa… j’irais peut-être pas jusque-là, mais il n’y a vraiment pas d’inquiétude à avoir. Vous pouvez faire de belles randonnées en Guadeloupe sans vous soucier des serpents.
Les amphibiens de Guadeloupe
Vous vous en doutez sûrement, les amphibiens sont très nombreux ici, surtout pendant la saison humide. À cette période de l’année, les rivières, les fossés et même les jardins sont de vrais terrains de jeu pour ces petites bêtes. Et à la tombée de la nuit, vous aurez même droit à un concert, elles chantent pas mal. On en a vite pris l’habitude.
Le crapaud buffle
Le crapaud buffle, un amphibien plutôt impressionnant de par sa taille, on s’y attend pas forcément avant de le voir. Il a été introduit dans l’archipel et il s’est bien acclimaté. Il aime les zones humides, les jardins et les routes après la pluie. On le voit surtout le soir ou la nuit, souvent immobile !
Comme je vous le disais, il peut surprendre au premier regard mais il n’est pas agressif. Par contre, il ne faut pas le toucher parce qu’il sécrète une substance toxique pour se défendre contre les prédateurs. D’ailleurs, cette toxine peut être dangereuse pour les animaux de compagnie, en particulier les chiens (qui peuvent mourir après l’avoir léché). On s’habitue vite à sa présence, il suffit de ne pas le toucher et de faire attention à ce que nos animaux de compagnie ou nos enfants ne le touchent pas non plus.
Les rainettes
Plus haut, quand je vous disais que les amphibiens chantaient pas mal à la tombée de la nuit, je parlais surtout des rainettes. Au début, ça peut surprendre quand on arrive de la métropole. Mais on s’y fait très vite, presque comme une petite berceuse avant d’aller dormir ahah. D’ailleurs, il y a déjà pas mal de touristes qui nous ont dit, une fois rentrés chez eux, que ces chants leur manquent. Autant vous dire que ces rainettes font aussi partie de l’expérience guadeloupéenne ! Mais j’avoue que nos deux premières semaines en Guadeloupe, on avait halluciné du bruit que ça faisait au départ, haha.


Les oiseaux de Guadeloupe
C’est bien connu, la Guadeloupe est un coin sympa pour les oiseaux. Que ce soit en forêt, en mangrove, en montagne ou même en pleine ville, ils sont partout. Certains sont très discrets, d’autres moins; vous aurez l’occasion d’en voir de très près si vous mangez dehors en terrasse.
Les oiseaux endémiques et emblématiques de Guadeloupe
Le sucrier à ventre jaune
Le sucrier à ventre jaune est l’oiseau que l’on voit le plus souvent en Guadeloupe. Je dirais même que c’est impossible de passer à côté : il est vraiment partout. Il est petit, vif et curieux; il n’hésite pas à s’approcher des habitations et surtout des assiettes. Justement, dans les restaurants, on le voit souvent venir picorer directement dans les plats, à la recherche de quelque chose de sucré. Je vous l’accorde, la première fois, ça peut surprendre, mais c’est vraiment normal ici, il faut bien qu’il mange lui aussi, non ?
Les colibris
Je dois avouer qu’on aime bien observer les colibris ! On a d’ailleurs eu la chance d’observer plusieurs espèces lorsqu’on a dormi au Jardin des Colibris, un écolodge qu’on a adoré et qui est juste incroyable pour les amoureux de la nature. On compte bien y retourner ! Ils sont plutôt de petite taille, mais on les repère vite avec leurs couleurs. On a notamment eu l’occasion de voir :
- le colibri huppé (foufou en créole) : le plus petit colibri des Antilles (il fait seulement entre 8 et 9 centimètres), il vit en mangrove, en forêts et en clairières. Il se nourrit surtout de nectar et d’insectes. Et pour info, il peut battre des ailes jusqu’à 60 fois par seconde, ce qui est énorme pour un si petit oiseau.
- le colibri madère (Madé falwouj) : c’est le plus grand des colibris antillais (12 cm) et il se distingue avec sa gorge rouge vif. Il vit surtout en forêt humide et est aussi très rapide.
- le colibri falle-vert (Falvè) : le colibri falle-vert (11–12 cm) habite dans les montagnes, les forêts sèches et les jardins fleuris. Vous le reconnaîtrez grâce à ses reflets verts et bleus !
Le rouge gorge
Voilà un autre oiseau que l’on voit souvent ici ! Il n’est pas sauvage, vous pourrez même l’observer de près. Pour le reconnaître, le mâle est presque tout noir à part sa queue et sa gorge. La femelle est plutôt brune et grise. Chez nous, c’est quasiment devenu leur maison aussi. Ils n’ont même pas peur du chat et ils aiment bien voler de poutre en poutre à l’intérieur de la maison. Même s’ils font maintenant partie de notre quotidien, ça nous fait toujours sourire.
Le pic de Guadeloupe (Toto bwa)
Cet oiseau est une espèce endémique de notre bel archipel. Vous le verrez plutôt dans le Parc national de la Guadeloupe (mais pas que !), à condition de bien observer autour de vous et dans les arbres. Pour info, il est classé comme une espèce vulnérable, notamment à cause de la déforestation et des rats, qui s’attaquent à ses œufs. De notre côté, on ne l’avait jamais vu (mais on l’entendait souvent) avant un week-end, il y a un an à peu près. Louis était en train de faire ses devoirs et on a tout à coup été surpris par le bruit de l’oiseau. C’est là qu’on a vu deux pics se battre sur un arbre juste à côté de la maison. On ne s’y attendait pas du tout, mais je trouve que c’est un super moment à partager.


Les oiseaux côtiers et marins de Guadeloupe
Comme l’archipel est entouré par la mer des Caraïbes et l’océan Atlantique, c’est un terrain de jeu idéal pour de nombreux oiseaux côtiers et marins. Vous aurez sûrement l’occasion de les observer pendant une sortie bateau ou depuis la plage ou les ports.
Les frégates majestueuses
Franchement, elles sont plutôt impressionnantes à observer, notamment avec leur grande taille et leur allure très élégante (ce n’est pas pour rien si on les appelle les majestueuses). En plus, on a eu la chance d’en voir lors de notre sortie dans le Grand Cul-de-Sac Marin, puis à nouveau lors de notre excursion à Petite-Terre. C’était juste incroyable ! Elles planent longuement dans le ciel en profitant des courants d’air et passent une grande partie de leur temps en vol. Pour vous aider à les reconnaître, les mâles ont une poche rouge gonflable. C’est vraiment top, surtout lorsqu’on les observe au-dessus de l’eau turquoise.
Les pélicans bruns
Si vous venez en Guadeloupe, vous croiserez forcément des pélicans bruns. Vous pouvez très bien les voir près des plages, des ports ou en pleine mer. D’ailleurs, je suis prêt à parier que vous les verrez plonger d’un coup dans l’eau pour attraper des poissons. De loin, on les trouve plutôt sympas… mais honnêtement, de près, ils sont un peu moins élégants. C’est un peu comme les iguanes finalement : pas forcément beaux de près, mais emblématiques de l’archipel.
Les hérons et aigrettes
Pour terminer sur les oiseaux, les hérons et les aigrettes sont aussi très présents en Guadeloupe, surtout dans les zones humides, les mangroves, les étangs… et même dans les jardins. Par exemple, ils adorent venir picorer la pelouse juste après qu’on a tondu. Ils sont sûrement attirés par les insectes et les petits animaux plus à découvert et c’est là que notre jardin devient leur terrain de chasse. Je trouve que c’est toujours un moment agréable à observer, tant leurs mouvements sont calmes et précis.
La faune marine de Guadeloupe
Vous vous en doutez, avec ses lagons, ses récifs coralliens et ses eaux chaudes, l’archipel guadeloupéen abrite une biodiversité marine super riche. Que ce soit depuis la plage, en snorkeling ou lors d’une sortie en bateau, on vous souhaite d’en rencontrer !
Les mammifères marins
Je vais commencer par les mammifères marins que l’on peut voir toute l’année ou seulement pendant certaines périodes en Guadeloupe. Avec un peu de chance et de patience, une sortie en mer peut vite se transformer en un superbe moment !
Les dauphins
Alors, on n’a pas encore eu la chance de voir des dauphins ici en Guadeloupe. Mais comme on n’est pas près de partir, on aura forcément l’occasion d’en observer un jour. En plus, il y a certaines espèces qui vivent à l’année dans les eaux guadeloupéennes. De notre côté, on a eu la chance de nager avec des dauphins à Mayotte et à Rangiroa, c’était juste incroyable ! On s’en souviendra longtemps. Alors, on espère revivre ça en Guadeloupe !
Les baleines à bosse
Comme pour les dauphins, on n’a pas encore eu l’occasion de voir des baleines à bosse ici, mais elles sont bien présentes. Chaque année, entre décembre et mai, elles migrent vers les eaux chaudes des Antilles pour se reproduire et mettre bas. Avec un peu de chance, vous pourrez peut-être les observer lors de sorties en mer ! Même de loin, elles restent impressionnantes. Et puis, c’est le genre de moments dont on se souvient longtemps.
Le lamantin des caraïbes
Même si aujourd’hui, les lamantins ont disparu des eaux guadeloupéennes, ils ont longtemps été présents. Ils sont même à l’origine de pas mal de légendes de sirènes racontées par les marins. C’est à cause de la chasse intensive qu’il a disparu… Mais il y a un projet de réintroduction dans la baie du Grand Cul-de-Sac Marin qui est en cours. On espère que ce projet redonnera sa place au lamantin dans l’écosystème marin de la Guadeloupe. Affaire à suivre…

Les tortues marines
À tous les amateurs de snorkeling ou de plongée, vous pourrez observer des tortues marines dans leur habitat naturel. L’archipel est le lieu de vie de certaines espèces de tortues. Je vous en dis plus pour que vous puissiez les reconnaître :
- la tortue imbriquée : avec sa carapace colorée, vous ne pouvez pas la manquer si vous la croisez. D’ailleurs, on l’observe souvent près des récifs coralliens. Elle est quand même assez discrète et passe pas mal de temps à manger des éponges. Alors, même si elle est toute mignonne et qu’on peut avoir envie de s’en approcher, gardez en tête de la regarder de loin sans la déranger, car c’est une espèce fragile et protégée.
- la tortue verte : c’est tout simplement la tortue qu’on croise le plus dans l’archipel. On peut la voir dans des zones peu profondes et elle n’est pas si farouche. D’ailleurs, il y a certaines plages qui sont un vrai refuge pour elles au moment de la ponte. Dans ce sens, il y a de nombreuses actions de protection qui sont mises en place pour protéger cette espèce si emblématique de la Guadeloupe.
- la tortue luth : rien que de loin, elle est impressionnante à voir ! Il faut dire que c’est la plus grande tortue marine au monde, et elle vient parfois pondre sur certaines plages de Guadeloupe (généralement la nuit). Vous verrez peut-être des traces dans le sable, le matin ! Encore une fois, c’est très important de respecter cette espèce si vous la voyez.
Les poissons, crustacés et coraux
Vous l’aurez compris, sous l’eau, la Guadeloupe dévoile une autre de ses facettes ! En effet, les récifs, les herbiers et les mangroves abritent de nombreux poissons et crustacés. Une chose est sûre, je vous encourage vraiment à faire du snorkeling ou de la plongée. De quoi faire le plein de surprises !
Les poissons des récifs
Comme je vous l’ai déjà un peu dit, les récifs coralliens sont de véritables aquariums naturels. C’est simple, vous y observerez des poissons aux formes et aux couleurs incroyables, parfois tout près du rivage. Je pense surtout à ces poissons :
- poissons lions (rascasses) : pour la petite histoire, ils ont été introduits par accident dans les eaux guadeloupéennes. Mais maintenant, le poisson-lion menace la biodiversité locale. Il consomme de grandes quantités de petits poissons, ce qui déséquilibre les récifs. En plus, sa piqûre est dangereuse, il faut donc faire attention quand vous vous baignez ou que vous plongez.
- poisson perroquet : contrairement au poisson-lion, le poisson-perroquet joue un rôle important dans l’équilibre des récifs. Pour mieux vous expliquer, il racle les algues et les coraux morts tout en produisant du sable blanc. D’ailleurs, un seul poisson peut fabriquer jusqu’à 90 kg de sable par an.
Les langoustes
Encore une espèce emblématique des fonds marins ici (et de manière générale, dans tous les tropiques). On les trouve surtout dans les récifs ou les zones rocheuses, elles s’y cachent bien. Elles sont très appréciées pour leur chair. Mais il y a des périodes de pêche réglementées pour les préserver. Et en plongée, c’est toujours sympa d’observer une langouste bien cachée. Si vous en voyez au moins une, c’est que vous avez bien ouvert l’œil !
Les lambis & les crabes de terre
Si vous ne connaissez pas, le lambi est un gros coquillage que l’on trouve dans les Antilles. On le reconnaît très facilement avec sa coquille rose à l’intérieur. Il vit principalement dans les herbiers marins. Il est très consommé en Guadeloupe. Alors, la pêche est aujourd’hui réglementée avec des tailles minimales et des périodes d’interdiction, afin de préserver l’espèce.
Sachez que les crabes de terre sont nombreux ici, surtout à certains moments précis de l’année. Ils migrent lors de la saison des pluies et c’est toujours impressionnant à voir. Ils font vraiment partie de la culture locale et de l’écosystème. Plus concrètement, ils jouent même un rôle important dans le recyclage de la matière organique !


L’importance des récifs coralliens et mangrove
Les récifs coralliens et les mangroves sont essentiels à la biodiversité guadeloupéenne. Pour mieux vous expliquer, ils protègent les côtes de l’érosion et ils ont leur importance dans la reproduction des poissons et des crustacés dont on vient de parler (et de bien d’autres !). Aujourd’hui, ils sont tout de même fragiles et menacés par la pollution et le réchauffement climatique. Alors, il y a de nombreuses actions de protection qui sont mises en place pour les préserver car, comme je vous le disais, elles sont très importantes pour toute la faune marine. Sans oublier la beauté des paysages sous-marins qu’ils offrent.
Les insectes et arthropodes de Guadeloupe
On arrive maintenant aux insectes et arthropodes qui font vraiment partie de notre quotidien. Il y en a énormément, certains sont mignons tandis que d’autres sont moins aimés. Vous les trouverez surtout dans les jardins, les forêts et parfois même dans les maisons. En tout cas, c’est quasiment impossible d’y échapper !
Les papillons et coléoptères
Alors, on commence avec les insectes assez uniques que l’on peut voir assez souvent ici :
- Le majestueux morpho bleu : à mes yeux, c’est l’un des plus beaux papillons de Guadeloupe. Avec ses ailes d’un bleu intense, on le repère vite sur un sentier. D’ailleurs, on le voit surtout en forêt ou près des zones humides.
- Le scarabée rhinocéros : honnêtement, il est plus impressionnant que beau. Avec sa grande taille et sa corne, il peut surprendre la première fois qu’on en croise un ! Rassurez-vous, il est inoffensif, vous ne craignez rien.
Les insectes les moins appréciés de Guadeloupe
Je vous l’accorde, il y a certains insectes qui ne font pas l’unanimité et ça se comprend :
- les moustiques : si vous vous êtes un peu renseigné sur la Guadeloupe, vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a de nombreux moustiques. Ils sont surtout présents pendant la saison humide et ils peuvent vite devenir envahissants, surtout en fin de journée et la nuit. Pensez à mettre du répulsif et à dormir avec des moustiquaires. Ce sont de bonnes solutions et c’est tout ce que je peux vous conseiller.
- les fourmis manioc : alors elles… Mélanie les déteste ahah, surtout depuis qu’elles se sont attaquées à son beau jasmin dans notre jardin. Elles sont petites, nombreuses, très organisées et capables de ravager une plante très rapidement. Bien entendu, on les respecte et elles font partie de l’écosystème, mais quand elles s’installent dans le jardin, elles deviennent vite pénibles.
- Les araignées : qu’on se le dise, il y en a bien en Guadeloupe, des petites, des grosses, des poilus ou non, haha. Je dirai que ça dépend d’où vous habitez en Guadeloupe, dans des zones humides ou non. Ici, à Saint-Claude, on en a pas mal quand même et parfois de belles grosses !
Préserver les animaux et la biodiversité de Guadeloupe
Pour terminer cet article sur les animaux en Guadeloupe, j’aimerais vous parler davantage des actions mises en place pour préserver les espèces de l’archipel. J’en ai mentionné tout au long de l’article, mais je voulais quand même leur accorder une section. Franchement, la biodiversité ici est vraiment sympa, mais elle reste fragile pour différentes raisons. Je vous en dit plus sur les nombreuses actions qui existent pour protéger cette biodiversité exceptionnelle :
Le parc national de la Guadeloupe et les réserves naturelles
Il joue un rôle très important pour la faune locale. Il s’étend sur une grande partie de la Basse-Terre avec des forêts tropicales, des rivières, des montagnes et des zones marines. L’objectif de ce lieu est de préserver les milieux naturels tout en sensibilisant les locaux et les touristes. Plus concrètement, les sentiers sont bien balisés avec des règles et des zones de surveillance.
En plus du parc national, les réserves naturelles sont faites pour protéger des endroits précis où la faune est riche et fragile, comme Petite-Terre ou certaines mangroves. Grosso modo, ces réserves sont soumises à des règles encore plus strictes , avec un accès limité et des activités bien encadrées. Ce sont ces réserves qui permettent de préserver des espèces menacées dont je vous ai parlé, comme les tortues marines ou encore l’iguane des Petites Antilles.
Les programmes de conservation et les actions de sensibilisation
Ici, les programmes de conservation se font souvent avec des scientifiques, des associations locales et même des institutions publiques. Ils concernent par exemple : la protection des tortues marines et de leurs sites de ponte, la préservation des récifs coralliens, le suivi des populations d’oiseaux et de reptiles, et la lutte contre les espèces invasives. Ça vous donne déjà une meilleure idée de l’importance de ces actions pour protéger les animaux de Guadeloupe.
Pour protéger les espèces de l’archipel, ça passe aussi par l’information et la sensibilisation. Il y a de nombreuses campagnes pour expliquer aussi bien aux locaux qu’aux visiteurs les bons gestes à adopter, comme : ne pas nourrir les animaux, respecter les zones protégées, éviter de toucher la faune marine ou de laisser des déchets dans la nature.
Voilà, notre article sur les animaux en Guadeloupe touche à sa fin. Au moins, si vous venez ici, vous saurez quelles espèces vous serez susceptibles de rencontrer. Comme vous avez pu le voir, on profite ici d’une biodiversité riche et exceptionnelle. C’était aussi important pour moi de parler de l’importance de préserver ces espèces. En effet, il y a pas mal de défis, mais chacun peut agir à son échelle.
En tant que visiteurs ou habitants, adopter un tourisme responsable et respectueux est essentiel. Observer sans déranger, respecter la nature et les règles locales, c’est déjà contribuer à la protection de notre superbe biodiversité ! Alors, à vous de jouer pour votre voyage en Guadeloupe !
Écrit par Sylvain PONS
Depuis 2021, je vis en famille avec Mélanie et nos deux enfants sur l’archipel de la Guadeloupe. Nous parcourons ces belles îles à la découverte de ses trésors que nous partageons avec plaisir !
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