Traitement et retouche photo : commencer par les bases

A l’heure où j’écris ces quelques lignes, voici presque 3 ans que nous avons commencé à écrire sur ce blog photo, trois ans que nous essayons de transmettre de la manière le plus simple possible les techniques, astuces et conseils pour apprendre la photographie, se perfectionner ou encore choisir son matériel. Pour autant, il y avait encore un sujet que nous n’avions pas du tout traité ici, celui du traitement et retouche photo.

En effet, nous avions fait le choix de diviser la partie photo de ce blog en trois parties distinctes : apprendre la photo (les bases de la photographie et les techniques et conseils photo), choisir son équipement photo (le matériel photo et les accessoires photos) et les listings de matériel photo (appareils photo et objectifs photo). Nous allons ainsi rajouter à la première partie (les bases) une troisième partie : traitements photo et retouches. 

Commençons par la base en expliquant la différence entre traitement photo et retouche photo. Notons déjà que les deux se réalisent majoritairement via des logiciels de post-traitement/post-production, comme par exemple Lightroom, Dxo, Photoshop, Gimp, etc. Ensuite, autre point selon moi, la frontière entre traitement et retouche est parfois mince et ce que certaines personnes considèrent comme de la retouche, d’autres le verront uniquement comme du traitement. J’ai l’impression que pas mal de gens se crêpent le chignon sur la différence entre les deux termes… Voilà uniquement ma vision des choses.

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traitement photo
traitement photo
traiter ses photos
retouches traitement photo

J’assimile personnellement le traitement photo au traitement général d’une image. Par exemple, modifier légèrement la luminosité d’une image, son contraste, augmenter la saturation de couleurs ou encore réduire le bruit. La retouche photo correspond à un traitement mais plus localisé de manière générale. Après, il faut vraiment distinguer deux choses :

  • La retouche qui vise à sublimer et améliorer votre photo initiale : je parle par exemple de supprimer une bouteille ou un papier qui traine sur la plage de sable de votre photo et qui fait tache. Ou par exemple, supprimer le bout d’une branche qui est venu se glisser dans votre cadrage et que vous n’aviez pas vu lors de la prise de vue, ou encore supprimer les tâches de votre capteur visibles dans le ciel. C’est ce que je fais et c’est ma limite personnellement,
  • La retouche qui vise à complètement transformer votre photo : je parle de rajouter un coucher de soleil alors que vous étiez en pleine journée, ajouter ou supprimer des éléments importants dans votre image, etc. Quand vous commencez à rajouter une voiture sur le chemin ou une trainée d’étoile dans le ciel, ça devient de la retouche photo poussée à mon sens et il ne s’agit plus du même domaine.

Comme le dis souvent, je préfère passer du temps derrière mon appareil photo que derrière mon ordinateur à « bidouiller mes photos ».

Bien évidemment, pour s’initier au traitement et retouche photo, je conseille à tout le monde de shooter en RAW. Si vous ne connaissez pas, j’ai écrit un article complet sur RAW ou JPEG, comment choisir ? La marge de manœuvre sera d’autant plus grande sur un RAW pour améliorer votre image.

Pour autant, je rappelle quand même que les réglages de bases peuvent aussi se faire à partir de votre boitier pour les personnes qui shootent en JPEG. Contrairement à ce que beaucoup de monde pense, le JPEG est déjà une image traitée (et non pas « brut de capteur ») modifiée par le boitier en fonction des réglages que vous lui aviez préalablement attribués.

De quoi allons-nous parler dans cet article du coup ? Tout simplement de l’ensemble des réglages de base que l’on retrouve majoritairement sur tous les logiciels de traitement/retouche photo. On reste sur les grandes bases et on va approfondir petit à petit avec d’autres articles qui viendront compléter les possibilités de traitement et retouche photo. Il faut vraiment comprendre une chose c’est qu’il n’est pas nécessaire de jouer avec tous les réglages évoqués dans cet article pour pouvoir traiter votre photo. Tous les réglages ne sont pas essentiels et selon le type de photo, le traitement sera très vite fait.

J’utilise personnellement le logiciel de traitement DxO Photolab depuis un certain temps.

J’en suis bien content. N’hésitez pas à venir l’essayer !

Optimisation de vos images à l’importation

Reconnaissance de l’appareil et de l’objectif

C’est la base de tout logiciel de photo qui possède des profils de type pour reconnaître avec quel appareil et quel objectif a été faite la photo que vous importez. Chaque logiciel a sa manière de gérer la chose, mais l’idée générale est tout simplement de dire au logiciel que vous utilisez que vous avez shooté avec par exemple un Canon 6D et un 24-70mm f/2.8. De cette manière, lors de l’import, le logiciel peut appliquer des ajustements en fonction des profils de boîtier et d’objectifs qu’il a.

Lors de l’import, le logiciel reconnaît de manière globale l’appareil et l’optique utilisés et pourra vous demander de télécharger son profil de correction. Vous pouvez ensuite enregistrer par exemple ce paramètre et faire en sorte que lors de tout import de tel objectif, ces améliorations se fassent automatiquement.

Vous verrez alors apparaître les EXIFS de vos photos, c’est-à-dire les données techniques enregistrées par l’appareil lors de la prise de vue. Il s’agit (en plus de l’appareil et de l’objectif utilisés) majoritairement des paramètres classiques de l’exposition : vitesse de prise de vue, sensibilité ISO, ouverture du diaphragme, mais aussi la focale utilisée, le format d’image (RAW/JPEG), la mesure de lumière, le mode utilisé, si vous avez utilisé le flash, la date de la prise de vue, l’heure etc. Bref, vous êtes surveillés par votre appareil, attention, haha !

Évidemment, il est indispensable que votre appareil et votre objectif soient reconnus par votre logiciel, ce qui est très majoritairement le cas. Souvent, la marque propose la possibilité de vérifier si c’est le cas, par exemple sur cette page pour le logiciel DXO que j’utilise depuis quelque temps.

profils de boitiers et objectifs
Voilà un exemple de profils associant boitier et objectifs sur le logiciel DXO que j'utilise en ce moment
exifs photographie
Exemple d'EXIF donnant les informations de la photo

Correction des défauts de l’optique

Vous allez me dire « de quels défauts on parle ? Quand j’achète un objectif, il n’est pas parfait ? » Ben, figurez-vous que non ! Les objectifs possèdent tous, à plus ou moins grande échelle selon leur gamme et leur construction, des défauts optiques. Quand je parle d’objectifs sur le blog, j’exclue volontairement de parler de ces défauts-là, dans le sens où majoritairement, les logiciels de post-traitement récent les gèrent relativement bien. Vous pouvez gérer directement ces défauts lors de l’import de votre RAW (en demandant d’appliquer le profil vu précédemment) dans votre logiciel, ou le faire manuellement.

Globalement, il existe 3 défauts optiques courants que les logiciels traitent très bien : la distorsion, le vignettage et les aberrations chromatiques. Trois termes barbares que vous ne connaissez peut-être pas, mais vous n’avez pas besoin de maîtriser tout ce qui se cache derrière pour pouvoir traiter vos photos, je vous rassure. Pour faire au plus simple et en quelques mots :

  • La distorsion : il s’agit d’un défaut géométrique que l’on retrouve sur les photos qui fait varier par exemple la taille d’un objet ou la droiture d’une ligne en fonction de sa position sur l’image. Concrètement, vous allez voir vos lignes qui peuvent légèrement se courber et vos sujets risquent de se déformer. C’est surtout visible avec un objectif grand angle. Il existe 3 types de distorsion : en barillet (qui arrondit le centre de l’image), en coussinet (qui affine le centre, l’inverse donc) ou en moustache (un mélange des deux). Elle se mesure en %,
distorsion en photographie
Les trois grands type de distorsion (Barillet à gauche, en coussinet au centre et en moustache à droite)
  • Le vignettage : c’est l’assombrissement des coins de votre image, généralement dû à la construction de l’objectif. Très souvent, le vignettage est présent à pleine ouverture (votre « f/ » le plus bas) et aux focales les plus petites de votre objectif et tend à disparaitre petit à petit dès l’on qu’on ferme son diaphragme et/ou que l’on utilise une focale plus longue. Sans rentrer dans les détails techniques, vous allez vous apercevoir que les angles de votre photo seront légèrement sous-exposés. Elle se mesure en IL (indice de luminance = en « stop »),
vignettage exemple
Exemple de vignettage sur le Sony FE 85mm F14 GM (Source DXO)
  • Les aberrations chromatiques : c’est à mon sens le défaut le « moins visible » des trois. Vous allez vous en apercevoir dès lors que vous avez des images avec des forts contrastes par exemple. Vous apercevrez alors des halos ou des contours de couleur (verte, violette, pourpre). On s’en aperçoit surtout dès lors que l’on zoome sur un logiciel de post-production. Elles sont souvent plus présentes avec les objectifs entrée et moyenne gamme.

Ces trois défauts optiques seront gérés sans trop de soucis dans n’importe quel logiciel de traitement photo de base. Vous pouvez choisir d’activer la correction de ces trois défauts à l’import de n’importe quelle photo (vous activez en gros des réglages automatiques à l’import – ce que je conseille), soit vous pouvez cocher manuellement les cases dans votre logiciel pour corriger ces défauts.

Petite précision. Même si les logiciels de traitement photo gèrent relativement bien la correction de ces défauts optiques, il est de tout de même mieux de posséder des objectifs possédant le moins de défauts possibles. En effet, certains défauts, comme la distorsion, vous fera en réalité « perdre des pixels » après correction et donc du détail. Pour le vignettage, le logiciel va simplement surexposer les coins de l’image trop sombres à cause de ce défaut optique et cela pourra engendrer du bruit et donc également de la perte de détails. Enfin, concernant les aberrations chromatiques, le logiciel pourra avoir tendance parfois à corriger des « choses normales ». Par principe donc, si vous le pouvez, essayer de choisir des objectifs avec le moins de défaut possibles. Un site comme Dxo est une bonne référence pour vérifier les tests d’objectifs. Vous pouvez également utiliser le site de « The Digital picture » par exemple pour comparer les vignettages entre deux optiques.

L’amélioration générale de l’image

Après avoir importé votre image et appliqué les premiers traitements et corrections de bases, voyons maintenant l’ensemble des améliorations et retouches photo que vous pouvez faire via un logiciel de traitement. Je détaille rapidement les différents points dans l’ordre qui me parait le plus logique, évidemment.

Géométrie

Recadrage

C’est la base par laquelle vous devez commencer. Pas besoin d’en écrire des tonnes ici, c’est plutôt simple. La majorité des logiciels vous permettra de recadrer comme vous le souhaitez votre image. Vous avez le choix de le faire de façon automatique ou manuelle. La gestion en automatique permet de laisser le logiciel en fonction par exemple de la correction des optiques, de la distorsion ou encore de l’ajustement d’un horizon droit. Il gère seul et c’est parfois plus pratique. En manuel, rien de bien compliqué à expliquer, c’est vous qui gérez le cadrage souhaité de votre image. Vous pouvez ainsi cropper (couper en gros) votre image pour en enlever un bout. Enfin, dans les options souvent proposées de recadrage, vous avez la possibilité de choisir un format classique comme le 16:9, le 2:1 ou le 5:2. Même si le mieux reste bien sûr de cadrer au plus juste dès la prise de vue puisque le recadrage implique forcément une perte de pixels.

recadrer une photo
Exemple de recadrage possible sur la base de format classique (sur la droite de l'image)

Redressement

Là aussi, c’est plutôt simple à comprendre. Il s’agit de redresser votre photo, généralement par rapport à un horizon. Tous les logiciels proposent, je pense, de faire ce traitement de manière manuelle ou automatique. J’ai utilisé DXO et Lightroom et leur correction automatique de redressement fonctionne très bien dans la majorité des cas. Au pire, utilisez l’option manuelle pour ajuster vous-même la chose.

Perspective

Je ne connais pas tous les logiciels de traitement en photo. Sous Lightroom, j’utilisais les options de l’onglet transformation pour corriger manuellement les perspectives (cette option y est de base dans le logiciel). Vous pouvez faire des ajustements verticaux, horizontaux, des rotations, etc. Il semble que selon les logiciels, certaines de ces possibilités puissent être sous la forme d’options payantes (actuellement DxO par ex).

Gestion de la balance des blancs (BDB)

Vous avez déjà dû entendre parler de cet élément. Que vous shootiez en RAW ou en JPEG, vous pouvez le voir sur votre boitier sous la forme de mode prédéfinis avec BDB Auto, lumière du jour, nuageux, flash, etc. C’est ce qui permet de dire à votre boitier de choisir des couleurs fidèles à la réalité qui se présentent devant vos yeux. Elle se compose de deux éléments détaillés ci-dessous.

Température

C’est la base de la balance des blancs. Qui n’a jamais vu une photo avec une couleur bizarre bleutée, ou complètement orangée ? C’est la température générale de la photo, évoquée en K (Kelvin). Si vous shootez en JPEG, il sera important de vous assurer que cette dernière est correcte à la prise de vue car votre marge de manœuvre est plus limitée en post-traitement. En RAW, vous pourrez toujours corriger plus facilement si la balance des blancs n’est pas bonne, voire même la choisir après coup, puisqu’elle n’est pas fixée à la prise de vue.

Sur les logiciels de traitement, vous pouvez choisir de garder la BDB en auto, c’est-à-dire, celle enregistré lors de la prise de vue, mais vous pouvez aussi la modifier, en rendant le rendu de l’image plus neutre (si elle a une dominante), plus chaud (tirer la molette vers le jaune) ou plus froid (en tirant vers le bleu). A vous d’ajuster selon la réalité du terrain que vous avez observée lors de la prise de vue ou de l’ambiance que vous voulez lui donner !

gérer sa balance des blancs en photo
Exemple de photo où j'ai volontairement modifié (pour l'exemple) la balance des blancs - On voit clairement que la photo tire trop vers le bleu (j'ai décalé la molette "température" vers la gauche)

Teinte

C’est, je dois dire, un paramètre que je ne touche que très peu, car dans l’ensemble les réglages obtenus directement à la prise de vue sont à mon sens bons. Mais, comme pour la température au-dessus, vous pouvez décider de faire varier la teinte de votre photo. La seule différence, c’est que la dominante sera verte (vers la gauche) ou magenta (vers la droite). Vous devez gérer manuellement ce point. Pour débuter, je ne m’attarderai pas trop sur ce paramètre-là. Ce réglage peut être assez important par exemple pour des photos de portraits, souvent sur des boitiers Nikon ou Sony, ou certaines personnes se plaignent que les chairs sont trop jaunes. En tirant la teinte vers le magenta, elles retrouvent leur rose « naturel ».

La tonalité de l’image

On rentre ici dans le gros de l’article et dans ce que je considère comme la partie la plus importante du développement/traitement photo de votre image. Ce sont les réglages de base et c’est ici que vous allez exprimer votre créativité photographique par rapport à ce que vous souhaitez faire ressortir de l’image.

L’exposition générale de la photo

Ici rien de bien compliqué, vous allez ajuster l’exposition générale de la photographie. Généralement, on la gère de façon manuelle. Si vous voyez que votre photo est globalement sous-exposée, vous devez tirer le curseur vers la droite pour ramener de la lumière. En tirant le curseur vers la gauche, vous allez assombrir votre image (par exemple dans le cas d’une photo globale surexposée).

Gérer l’ensemble des tonalités de l’image

Une fois l’exposition générale de votre photo réglée, vous pouvez (et devez) aller plus dans le détail en choisissant de régler les différentes tonalités de l’image. On parle donc ici : des noirs, des ombres, des tons moyens, des tons clairs et des blancs. Il s’agit pour faire simple de l’ensemble des nuances de luminosité dont votre photo dispose. Vous pouvez visualiser ces détails sur l’histogramme qu’affiche votre logiciel. J’ai d’ailleurs écrit un article complet sur l’histogramme en photographie, qu’est-ce que c’est ? Comment il fonctionne ? A quoi ça sert, etc. ?

Pour faire simple, l’ensemble des nuances correspond au nombre de pixels d’une tonalité de votre image. Si votre histogramme est collé à gauche, cela veut donc dire que vous avez une grande partie de l’image noire et/ou sombre. A l’inverse, un histogramme collé à droite indiquera la présence d’une photo possédant de nombreux tons blancs ou clairs.

Alors que la gestion de l’exposition se fait dans la globalité dans la photo, vous allez pouvoir ainsi dire au logiciel que vous souhaitez réduire uniquement les zones sombres ou les zones blanches de votre image. Par exemple, il pourra être intéressant de réduire les tons clairs sur un ciel, vous permettant ainsi de récupérer des informations dans ce dernier (nuage, nuances de bleus, etc.). Pour augmenter la sensation de contraste, on aura par exemple tendance à pousser les noirs vers la gauche pour donner plus de profondeur à l’image.

Bien évidemment, il ne faudra pas abuser des curseurs au risque de dégrader fortement votre photo. Il n’y a pas de bons ou de mauvais traitements, de bons ou mauvais réglages en soi. C’est à vous de décider ce que vous souhaitez faire comme traitement sur votre image.

contraste et micro contraste
Ajuster le niveau de contraste que vous souhaitez sur votre sujet
modifier exposition générale
Voilà comment modifier l'exposition générale de votre photo
contraste et micro contraste
Ajuster le niveau de contraste que vous souhaitez sur votre sujet

Contraste et micro-contraste

C’est un autre classique en post traitement. Je suis partisan d’essayer de faire le maximum à la prise de vue, et j’utilise systématiquement un filtre polarisant qui permet d’augmenter les contrastes d’une scène directement sur le terrain. Pour autant, il est également possible de modifier ce paramètre en post-traitement en demandant au logiciel d’augmenter (le plus souvent) ou de baisser le contraste de la scène. Pour faire simple, augmenter le contraste c’est rendre les noirs plus noirs et les blancs plus blancs (donc les extrêmes de votre histogramme). Sur certains logiciels, vous avez également le réglage de clarté qui existe et va intervenir sur les contrastes des tons moyens de votre image. Il améliore visuellement la netteté de la photo en donnant une impression de relief (attention à ne pas aller trop loin…).

Il existe plusieurs types de contrastes (couleurs, lumières, textures, situations), mais on parle uniquement d’un logiciel de post-traitement de contraste de luminosité, c’est-à-dire des différences entre les lumières les plus claires et les plus noires de votre photo. A moins de volontairement le souhaiter (par exemple pour réaliser une photo de type pastel), on aura souvent tendance à augmenter le contraste en post-traitement. Les micros contrastes sont identiques, mais à une échelle plus détaillée, ce qui augmente encore plus la sensation de détails dans l’image. Certains logiciels comme Dxo propose de régler ces micro-contrastes manuellement ou automatique (le fameux Dxo Clear view). L’option DxO Smart Lighting agit plutôt sur le contraste global de votre image de manière automatique.

Pour ceux qui sont intéressés, je vous conseille au maximum d’exposer à droite, ce que je considère personnellement comme une optimisation de votre photo (dès la prise de vue) pour le post-traitement. Cela vous permettra ainsi de récupérer le maximum de détails.

La gestion des couleurs

Rendu des couleurs

Je vois deux choses à préciser ici selon si vous shootez en Jpeg ou en RAW. Pour ceux qui ne sont pas encore passés en RAW, vous avez la possibilité dès la prise de vue de dire à votre boitier « j’aimerai bien que cette série d’images ait un rendu paysage », par exemple. Ce sont les fameux styles que l’on peut sélectionner sur le boîtier et qui vont forcer l’appareil à appliquer des réglages durant votre prise de vue. C’est vrai pour les JPEG qui ne sont pas (je me répète je sais) des images bruts de capteur.

Derrière ces styles, il existe toute une série de traitements que le boitier va décider pour vous (augmentation du contraste et de la luminosité par exemple). Vous pouvez cependant (et je le recommande vivement) choisir des paramètres personnalisés et les enregistrer dans votre boitier. De cette manière, vous pouvez dès la prise de vue donner le rendu des couleurs à votre photo. Certaines marques proposent même des logiciels dédiés pour créer son propre style sur ordinateur et les transférer ensuite dans le boîtier, comme Nikon Picture Control Utility.

Pour ceux qui shootent en RAW, ces styles n’ont aucune importance en soit, puisque vous allez généralement retravailler votre photo en post-traitement. Sur le logiciel, vous avez très souvent la possibilité d’appliquer automatiquement les styles de l’appareil avec lequel vous avez shooté, voire même appliquer des styles de rendu de couleurs particuliers, comme les anciens appareils (Kodak, Fuji, Polaroid, Agfa, etc.). C’est donc une affaire de goût ici et de ce que l’on souhaite avoir comme rendu pour les couleurs de notre image.

Vibrance et saturation des couleurs

Quand on parle de couleurs, ce sont les deux réglages classiques qui reviennent dans tous les logiciels. Pourtant, la différence est parfois subtile visuellement dans le logiciel. La saturation est un réglage qui vous permet de faire éclater vos couleurs, de les rendre plus vives et intenses. Ce réglage s’applique sur l’ensemble de votre scène.

A l’inverse, le réglage de vibrance ne s’applique que sur les couleurs « ternes ». Il est par exemple souvent utilisé sur les portraits. Les couleurs déjà saturées ou presque de votre image ne seront pas impactées si vous augmentez la vibrance de votre photo. Pour la photo de paysages, j’ai tendance à utiliser plus souvent la saturation. Cependant, il pourra être intéressant d’utiliser la vibrance en photo de paysages pour agir uniquement sur le bleu du ciel ou le vert des feuilles, sans affecter d’autres couleurs moins importantes.

sans aucune accentuation de couleurscontraste et vibrance modifiée

Je souhaitais vous montrer un exemple de photo (shooté en RAW) sans aucune accentuation de couleur (à gauche) et avec accentuation (à droite). J’ai volontairement exagéré la saturation et la vibrance, mais vous voyez l’idée !

Le passage en Noir et blanc

Je souhaitais donner en premier lieu une précision que j’évoque dans mon article RAW ou JPEG. Si vous décidez de sélectionner sur votre boitier le rendu N&B et que vous shootez en JPEG, vous ne pouvez pas récupérer les données de couleurs originales puisque le boitier aura déjà réalisé un traitement. A l’inverse, vous pouvez récupérer les couleurs sur un RAW. A savoir donc.

Tous les logiciels vous permettent de passer votre image couleurs en N&B. Vous pouvez très bien ensuite régler les noirs et les blancs comme vu ensemble dans les tonalités de l’image, comme si c’était une image couleur classique.

Il n’y a pas en soi de différence entre le passage d’un JPEG couleur en N&B et d’un RAW en N&B, à l’exception de la latitude de traitement des deux formats. Il existe cependant plusieurs façons de passer en N&B. On peut utiliser un « virage N&B classique » ou désaturer totalement l’image, par exemple. Dans ce dernier cas, vous n’êtes plus en mesure de modifier le noir et le blanc en prenant les couleurs d’origines comme référence avec le mélangeur de canaux.

La gestion du bruit

C’est un autre sujet qui mériterait probablement un article complet mais je vous le présente en quelques mots ici. Dans les cas où la luminosité est faible par exemple, vous allez devoir monter en ISO, ce qui va faire apparaître du bruit numérique sur votre image. Bien évidemment, l’intérêt de shooter en RAW prend encore plus tout son sens dans la gestion du bruit sur les images, vous offrant une latitude de traitement bien plus grande que « sur un JPEG déjà traité par l’appareil » ! Il existe deux éléments à connaître dans la gestion du bruit sur les logiciels de post-traitement. Bien évidemment, plus votre appareil monte et gère correctement les hauts ISO, au moins vous allez avoir du bruit apparaître sur vos images. Je le rappelle souvent, mais de manière générale, plus votre capteur sera grand, meilleure sera la gestion du bruit par l’appareil. Bref, dans tous les cas, les deux types de bruits évoqués ci-dessus se gèrent très bien en post-traitement, mais plus vous allez corriger ce bruit, plus vous allez perdre des détails dans l’image.

Luminance

Le bruit de luminance pourrait s’apparenter à du grain de l’argentique de l’époque, aujourd’hui noté sous le terme « moutonnement ». On le voit essentiellement sous la forme de tâches foncées ou claires, en particulier dans les zones sombres.

Chrominance

La bruit de chrominance se caractérise sous la forme de pixels colorés qui apparaissent aléatoirement sur votre image dès lors que vous montez en sensibilité ISO. On le retrouve sur l’ensemble de l’image.

photo 25000 iso sans traitementphoto 25000 iso traitée

Voici un bel exemple de photo shootée à 25000 ISO (RAW). La photo sans traitement à gauche et à droite une fois traitée avec la superbe option « Deeprime » du logiciel de post traitement Dxo

Le niveau de détail de l’image

Je ne rentrerai pas dans des grandes explications ici non plus. Vous avez deux possibilités pour augmenter en post-traitement la netteté de votre image. Tous les logiciels ont une option « masque de netteté ». Attention cependant à ne pas trop en abuser, au risque que cela apparaisse clairement sur les images.

Autre possibilité (à cumuler ou non), après avoir terminé le traitement de votre image, vous allez cliquer sur exporter votre image pour l’enregistrer généralement en JPEG. A cet export, vous avez la possibilité de fixer le niveau de sortie de qualité de JPEG et d’appliquer une accentuation supplémentaire. Dans Lightroom, par exemple, vous pouvez choisir une accentuation adaptée à l’impression ou à l’affichage sur écran.

L’export

On arrive au bout du traitement photo. Une fois l’ensemble des points évoqués ci-dessus appliqués sur votre image, voilà le moment d’exporter votre photo. Vous pouvez fixer ici plusieurs éléments que nous allons voir ensemble rapidement.

La définition

C’est tout simplement la quantité d’informations de votre image, soit en photographie numérique, le nombre de pixels de l’image, estimé en mégapixels (mp). C’est une valeur absolue et n’a aucun lien en soi avec une notion de dimension de l’image. Vous avez simplement une idée du nombre de pixels qui la compose, tout en sachant que ce dernier n’a pas de taille physique réelle puisque celle-ci dépend du support sur lequel vous afficherez l’image. Ce qui nous amène à la résolution.

La résolution

Dès lors que vous allez visualiser, projeter ou imprimer une image, la notion de surface entre en jeu. En effet, vous visualisez donc votre image sur une surface donnée. Tous les pixels (définition) sont affichés sur cette surface. En clair, la résolution est le nombre de pixels par unité de mesure, le fameux dpi (dot per inch) ou en ppp (pixel per inch). De base, elle sera souvent fixée à 300dpi par défaut.

La qualité

A l’export, vous pouvez aussi fixer la qualité, ce qui correspond plus ou moins simplement à la finesse du traitement. Plus vous monterez la qualité, plus la qualité sera fine mais le fichier sera plus lourd. Si vous voulez réduire le poids de l’image, pour en faciliter le transfert ou le partage par exemple, vous pouvez réduire le pourcentage, la qualité de l’image restera très élevée jusqu’à un certain niveau qu’il vous faudra définir selon votre logiciel. Par exemple sur DxO, passer de 100% à 95% affectera peu la qualité mais réduira fortement le poids.

Le format

Encore une fois lors de l’export, vous avez la possibilité d’exporter l’image que vous venez de traiter sous différents formats. Le plus classique demeure le Jpeg, mais vous pouvez très bien exporter en .dng ou encore en .tiff. Le DNG est un format « brut » permettant entre autres de faciliter la navigation entre les logiciels d’Adobe (c’est un format créé par Adobe). Le TIFF est moins brut mais garde beaucoup d’informations et est plus universel, permettant également de naviguer entre des logiciels différents en perdant moins de qualité.

Le profil couleur

Enfin, dernier paramètre à régler lors de l’export de votre image : le profil couleur. Vous pourrez en général choisir entre l’espace sRGB et Adobe RVB. Le premier est classique et marche avec tous les écrans par défaut ainsi que pour partager sur internet, les navigateurs ne gérant pas le second. Le second en question demande un écran capable d’afficher cet espace de couleurs plus large que le sRGB (en particulier dans les verts). A moins d’avoir un écran « arts graphiques », capable d’afficher l’Adobe RVB, vous pouvez donc laisser en sRGB.

Les logiciels permettent aussi de sélectionner des profils de couleurs personnalisées, comme par exemple pour imprimer. Les pilotes de votre imprimante sont généralement installés avec un profil personnalisé pour votre imprimante afin que les couleurs sur le papier soient plus fidèles à ce que vous avez vu sur l’écran.

Les presets

Pour terminer cet article, déjà trop long (haha), je souhaitais vous dire deux mots sur ce qu’on appelle communément les préset photo. Si vous trainez sur les réseaux sociaux ou les blogs photo, vous en avez déjà très probablement entendu parler ! Pour faire très simple, l’ensemble des éléments que nous avons vu ensemble qui compose les traitements de base en photographie peut être enregistré et sauvegardé dans un « préset ».

C’est une façon de travailler très pratique, qui va notamment vous faire gagner énormément de temps. Par exemple, si vous prenez une série de photos dans un même contexte (un après-midi à la plage ensoleillé), vous pouvez par exemple traiter une première photo comme vous le souhaitez avec tous les réglages de bases. Une fois terminé, vous pouvez sauvegarde ce traitement dans un preset, ce qui vous permettra de pouvoir le réutiliser si vous le souhaitez 6 mois après.

Pour vous faciliter la tâche aussi, et dans la même logique que les presets, vous pouvez tout simplement « copier-coller » l’ensemble des réglages de la première photo traitée sur une autre photo ou un ensemble de photos. Vous appliquez ainsi le même traitement à votre série, ce qui vous évite de devoir recaler les réglages à l’identique pour chaque photo. Évidemment, cela ne devrait pas vous empêcher de vérifier le rendu sur chaque photo et d’ajuster avec les curseurs manuellement.

J’en ai terminé avec l’ensemble des traitements et retouche photo de base pouvant être réalisés dans un logiciel de post-traitement. A terme, l’idée serait de rédiger plusieurs articles plus précis, soit pour expliquer les choses plus dans le détail (par exemple sur « le bruit numérique en photo »), ou encore des articles précis liés uniquement au post-traitement (ex : « comment corriger le bruit numérique sur une photo »). Chaque chose en son temps et cet article vous servira déjà de très bonne base pour connaitre tout ce que pouvez faire en termes de traitement photo.

Les retouches photos locales

Alors, je rassure de suite les puristes en photographie, je ne vais pas vous apprendre ici à rajouter un coucher de soleil alors que vous étiez en pleine journée à la prise de vue ou à ajouter des éléments qui n’étaient pas sur votre photo à la base. Je n’aime pas la retouche photo poussée, c’est un autre domaine à mon sens, qui intéresse certes pas mal de monde, mais qui s’éloigne trop de ma vision de la photographie. Il existe sûrement des tas de blogs et de tutoriels qui vous expliqueront comment réaliser ce genre de choses mieux que moi. Je vous explique seulement quatre retouches photos locales qui sont vraiment très pratiques dans un logiciel de post-traitement.

Le pinceau

C’est le premier outil vraiment très intéressant à utiliser dans un logiciel de ce type. Pour faire simple et ne pas rentrer dans les détails, vous allez pouvoir appliquer toutes les corrections et les traitements de base que l’on a vus tout au long de cet article localement. Qu’est-ce que ça veut dire, concrètement ? Tout simplement que vous allez pouvoir adapter ou corriger une partie de l’image que vous souhaitez. À l’inverse de tous les traitements photo de base que l’on a vus au-dessus, vous allez par exemple pouvoir ici éclaircir un premier plan qui vous semble trop sombre, augmenter le contraste sur le tronc d’arbre qui est devant vous ou encore réduire l’intensité lumineuse sur un ciel. Bien évidemment, ce ne sont que des exemples. Tous les paramètres généralement présents dans les traitements de base vont pouvoir être utilisés localement pour améliorer votre photo comme par exemple : le contraste, la balance des blancs, l’amélioration de la tonalité, la réduction du bruit, etc.

Le principe d’utilisation est relativement simple. Vous allez tout simplement choisir le mode pinceau de votre logiciel et « peindre » la zone que vous souhaitez modifier. Il ne vous reste plus qu’à lui attribuer les traitements souhaités. Je ne rentrerai pas plus dans le détail car cela mérite clairement un article complet que je rédigerai par la suite.

les différents traitement en photo
Voici (en rouge) toutes les retouches locales que je peux faire sous Dxo (pinceau, filtre graduée/radial, U-Point, etc.)

Filtres gradués

C’est un outil que j’ai eu l’occasion de beaucoup utiliser à mes débuts lors de la découverte du logiciel Lightroom. Alors de quoi on parle exactement ? Si vous vous intéressez à la photo, il y a de fortes chances que vous ayez déjà entendu parler de filtre dégradé gris neutre, les fameux GND (de l’anglais Graduated Neutral Density).

Certaines personnes ne jurent que par ces filtres gradués numériques. Ils sont en quelque sorte la version évoluée numérique des filtres GND à la différence qu’ils ne permettent pas seulement d’agir sur la luminosité. Chacun aura son avis sur la question et j’ai été le premier à les utiliser quand je n’avais pas physiquement de filtre GND. Mais maintenant que j’en possède, je dois avouer que je n’utilise plus beaucoup cet outil. Je me répète, mais je préfère passer du temps dans la nature à régler un filtre derrière mon appareil photo que de retravailler mes photos en post traitement. Bref.

Bon à quoi sert cet outil alors ? Il garde le même principe que les filtres physiques. Généralement, vous allez vous en servir sur la partie haute de votre image, très souvent sur les ciels. En effet, la dynamique des capteurs ne permet pas toujours d’exposer de manière uniforme une image. Ainsi, vous allez souvent vous retrouver avec des ciels bien plus lumineux que votre premier plan. Afin d’équilibrer votre image, vous pouvez placer un filtre gradué sur la partie haute de l’image. Comme pour l’outil pinceau évoqué ci-dessus, vous pouvez tout à fait lui attribuer les paramètres que vous souhaitez. Généralement on souhaitera sous-exposer la zone, augmenter légèrement son contraste et sa saturation et diminuer par exemples les hautes lumières (celles qui correspondent aux zones les plus claires de votre photo). Cela vous permettra de récupérer du détail dans le ciel et d’équilibrer votre image. Comme dans « la vraie vie derrière votre appareil photo », vous pouvez placer et orienter le filtre gradué dans la position que vous souhaitez. Cette option pourra faire l’objet également d’un article détaillé. Je reviendrai dessus donc.

Le point de contrôle local

Tous les logiciels de post-traitement ne proposent pas exactement la même appellation, mais je pense que globalement cette option existe dans la majorité. La principale différence avec cette option de retouche photo locale est qu’elle permet d’englober tout un ensemble, sous la forme d’un cercle, dans lequel vous allez appliquer un traitement particulier. Vous devez définir la taille du cercle dans lequel les ajustements vont être réalisés. Cela vous évite concrètement de devoir peindre une zone précise. C’est très utile par exemple si vous souhaitez vous focaliser sur une zone précise de votre image. Je m’en sers par exemple pour mettre en avant un rocher au premier plan sur une plage, sur lequel je voudrais faire ressortir un peu de contraste et de netteté. Comme pour les retouches photo avec le pinceau et les filtres gradués, vous êtes en mesure d’appliquer n’importe quels paramètres classiques (contraste, haute lumière, netteté, bruit, etc.).

La correction des défauts (réparation, duplication)

Je termine cet article et le paragraphe sur les retouches photos locales par un outil vraiment très utile dans le logiciel de post-traitement. Quand je parle de corrections de défauts, je ne parle pas de rajouter quelque chose sur une photo, ni même de gommer une grande partie de l’image. Ma vision de la photo est de faire le maximum lors de la prise de vue. Mais parfois, il peut arriver que quelque chose nous échappe, que le cadrage ne soit pas parfait, qu’un élément non souhaitable se retrouve sur la photo.

C’est alors que ces deux petits outils entrent en jeu. L’un sert à dupliquer une zone, l’autre à réparer la zone. Dans les deux cas, cela vous permet pour la majorité du temps d’effacer par exemple un déchet que vous n’auriez pas vu lors de la prise de vue et qui gâche la chose, un bout de bras d’une personne qui apparaît dans un coin ou encore supprimer quelques boutons et imperfections de peau sur un portrait. Bref, je m’en sers pour fignoler mes images quand quelque chose me saute aux yeux et que je n’ai pas envie de l’avoir sur mon image !

Voilà, je m’arrête ici. Encore une fois, j’ai beaucoup trop écrit, mais j’espère que ce premier article généraliste sur le traitement et la retouche photo vous aura plu ? Je vais commencer petit à petit à écrire de plus en plus sur le traitement et sur les techniques qui pourraient être intéressantes à connaître. Cela changera aussi des techniques et conseils à la prise de vue et des conseils pour le matériel ! Ma vision des choses, vous la connaissez, faire le maximum à la prise de vue, et le minimum (ou presque) en post-traitement !

Je vous dis à bientôt pour un nouvel article !

Sylvain

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