On a testé l'ULM en Guadeloupe
Dernière mise à jour : 06/05/2026
Depuis notre arrivée au mois d’août 2021 sur la Guadeloupe, nous tentons de visiter et découvrir au mieux ce beau territoire. Je dois dire que je suis entièrement conquise pour l’instant de ce que nous avons pu voir jusqu’ici. Ah oui, j’allais oublier : aujourd’hui, c’est moi, Mélanie, qui prend le clavier pour vous parler de la superbe expérience que j’ai eu l’occasion de vivre en ce mois d’avril 2022 : une sortie en ULM en Guadeloupe avec ULM Archipel, au-dessus de Petite-terre, la Pointe des Châteaux et l’île de la Désirade.
Nous avons profité de la venue des grands parents en vacances durant une vingtaine de jours ici pour se caler quelques activités, dont cette magnifique sortie en ULM au départ de Saint François. C’est aussi pour nous l’occasion de découvrir l’île de Grande-Terre, île où nous allons finalement très bien, vivant actuellement à l’extrémité Sud de l’île de Basse-Terre.
Comme on le précise toujours quand c’est le cas, il s’agit ici d’un partenariat avec le site internet d’activités Manawa et ULM Archipel. On recommande de plus en plus d’activités avec Manawa car c’est un site sérieux qui référence un très grand nombre de sorties en tout genre. Cependant, sachez que notre avis demeure réel et que les ressentis évoqués dans l’article sont entièrement les nôtres.
Il s’agit personnellement d’une première pour moi, n’ayant jamais volé en ULM. Sylvain avait déjà eu l’occasion de survoler l’île de Mayotte quand nous vivions sur place entre 2011 et 2015 et il m’a toujours dit que ça avait été vraiment superbe. En plus, il avait réitéré l’expérience avec un survol de l’île de Bora Bora en hydravion, en Polynésie française. Certes, ce n’est pas la même chose, mais l’idée de prendre de la hauteur pour observer un paysage marin et découvrir des îles depuis le ciel est quand même bien là !
Bref, assez parlé (je me “Sylvanise”), je rentre dans le vif du sujet en vous racontant simplement mon vol en ULM et en vous donnant avec plaisir mon ressenti. Donc pour parler de mon vol, j’ai eu l’occasion de faire la trace jaune avec Pascal qui comprend le tour de la Pointe des Châteaux, le survol de l’île de la Désirade et des îles de Petite-Terre. Je vous en parle plus bas, mais il est possible d’envisager d’autres tours.
Si l’idée de survoler un beau lagon et des ilets vous plait, je vous invite à lire notre expérience de survol en hydravion en Guadeloupe, au-dessus du Petit-Cul-de-Sac-Marin.
D’ailleurs, pour revenir à Manawa, nous allons vraiment tenter de réaliser plusieurs partenariats avec eux et tester de nombreuses activités pour vous donner nos ressentis sur différentes sorties à faire ici en Guadeloupe. Cela nous permettra de découvrir, j’en suis certaine, pas mal d’activités sympas.
Si vous êtes dans les parages, je vous invite à lire notre article détaillé sur la Pointe des Châteaux.
Nous avons également publié un récit de notre excursion aux Saintes à la voile, magnifique !
Mon premier vol en ULM au-dessus de la Guadeloupe
Avant le décollage
Comme je le disais en introduction, c’est une grande première pour moi et Sylvain a été assez gentil (je crois que je ne lui ai pas laissé le choix en fait !) pour que ce soit moi qui fasse le survol en ULM. Il n’y a pas de raison pour que ce soit lui qui fasse toujours des trucs sympas, non ?
Nous arrivons avec Sylvain, qui m’accompagne pour le coup, sur les coups de 8h15 à ULM Archipel à Saint-François. Nous prenons connaissance des lieux, très sympathiquement aménagés par Pascal (un grand fan de Harley Davidson), dont nous faisons la connaissance rapidement autour d’un café gracieusement offert. Les lieux sont simples : un petit espace à l’ombre, un petit coin bar pour papoter et boire un café en regardant les autres ULM atterrir. Sylvain sera tranquille ici pendant la bonne heure de vol que je vais faire.

Après le café, Pascal me fait un petit briefing sur les choses qu’il y a à connaître pour notre vol. Quelques explications plus tard, j’enfile l’équipement de vol, soit mon gilet, tout simplement. Je dois dire que je suis à la fois impatiente et excitée de commencer ce beau survol des lagons alentours, mais aussi curieuse de voir ce que ça va donner au niveau sensation.
Nous laissons Sylvain tranquillement assis sur le banc à l’ombre et nous installons dans notre engin, un autogire, qui s’inscrit en France dans la catégorie des aéronefs ultra-légers motorisés (U.L.M). Je vous donnerai plus d’infos sur le sujet en fin d’article, car on a appris pas mal de choses très intéressantes pour le coup, notamment sur la différence entre les autogires et les autres “petits avions” comme je les appelle (qui sont en fait aussi des ULM). Je suis franchement contente de voler sur cette machine, car elle est entièrement ouverte et au niveau des photos et des sensations, je me suis dit que ça doit être bien mieux. En clair, c’est une sorte de petit hélicoptère avec deux pales au-dessus (appelées un rotor si j’ai bien suivi).




Je découvre la machine avec les explications de Pascal. En m’installant, je m’attendais franchement à un truc plus dur, mais l’ensemble est plutôt confortable (bon ça va que je suis petite aussi). Je suis attachée avec un harnais et commence à m’installer pour la prise de photo. Pascal me rappelle d’ailleurs qu’il ne faut rien avoir dans les poches ou des trucs qui trainent. La pression, façon de parler, commence à monter petit à petit, sans parler de Sylvain qui m’a fait un topo entier pour ne pas rater les photos en vol (en clair, il m’a mis la pression). J’ai eu le droit à un petit cours photo avant de monter ! Pour info, je suis partie avec deux appareils : mon appareil photo étanche du moment, le Nikon Coolpix W300 et mon Sony A6000 avec le Tamron 70-180mm. L’idée étant de shooter les plans larges avec mon compact Nikon et des zooms avec mon hybride. On va voir ce que ça va donner.
Pascal m’aide à placer le micro et m’explique qu’il faut absolument bien le garder proche de la bouche pour pas que le vent résonne. Je vais aussi devoir me taire quand il parle à la radio, haha. Pas de soucis, je vais juste contempler le paysage !
C’est parti pour le décollage
Une fois prêts, nous roulons sur la piste pour faire chauffer l’engin. Nous attendons des indications pour le décollage. Enfin, nous roulons de plus en plus vite pour le décollage et nous nous envolons en rase-motte pour ensuite prendre d’un seul coup de l’altitude. La sensation est, comment dire, étrange : un mélange entre peur/excitation et le “wow” que l’on a tout de suite dès que l’on prend de la hauteur et que l’on prend conscience de ce qui nous entoure. En comparaison, ce n’est pas du tout la même sensation qu’un trou d’air que l’on peut avoir sur un avion de ligne. C’est bien plus doux comme sensation.
Dès les premières minutes, la sensation de peur laisse place à l’émerveillement. Même si cela fait un peu flipper car l’ensemble bouge un peu, j’ai devant moi des vues à couper le souffle. Une fois bien en l’air, je me dis que je suis vraiment chanceuse d’être là-haut (même si, entre nous, ça n’a pas grand-chose à voir avec de la chance en réalité. On dit que rien n’arrive par hasard, non ?). En haut, juste après le décollage, j’ai une vue imprenable sur la ville de Saint-François, les belles plages de sable blanc des alentours, les couleurs folles du lagon, la barrière de corail, les salines de la Pointe des Châteaux. Bref, c’est extraordinaire. Pascal me donne pas mal d’explications en vol pour me situer et m’expliquer ce que je vois en temps réel, ce qui est vraiment appréciable.



Nous partons ensuite en direction de l’est de la Guadeloupe et de la fameuse Pointe des Châteaux. Ici, tout est calme, rien ne bouge. On dirait que le vent s’est presque arrêté. C’est vraiment un moment agréable et on prend le temps d’en prendre plein les yeux et de savourer l’instant présent : carpe diem, comme on dit. Je tente de me rappeler des réglages que Sylvain m’a dit en bas pour ne pas me faire engueuler à l’arrivée ! J’ai même droit au fameux “coup de la panne” de Pascal qui coupe le moteur en plein vol au-dessus de la Pointe des Châteaux. C’est marrant car sur le coup, je me suis cramponnée à mon siège et je m’attendais à la sensation de trou d’air ou de chute dans le vide, alors qu’au contraire, on a une vraie impression d’apesanteur, comme si on flottait dans l’air. Cela dure quelques secondes, peut-être plus en fait, qui sait ?
Nous faisons ensuite un demi-tour à 360° sur nous-même. C’est délicat, tout en douceur et nous nous dirigeons vers le bout de la Pointe et sa fameuse croix, si visible du ciel. Les lieux sont sublimes vus de là où nous sommes ! Nous poursuivons notre route vers notre “première traversée”. Nous nous dirigeons vers la magnifique île de la Désirade, île que j’ai eu l’occasion de découvrir il y a moins d’un mois durant 4 jours complets passés sur place. Nous avons d’ailleurs rédigé un guide complet pour visiter l’île de la Désirade. Durant cette traversée, les conditions ont bien évolué. On sent beaucoup plus le vent et l’engin bouge plus. Il n’y a pas grand-chose à voir entre la Pointe des Châteaux et la Désirade puisqu’il n’y a que “du bleu” (comme on dit en plongée). On cherche quand même les baleines, on ne sait jamais. La traversée dure quelques minutes et nous approchons enfin de cette superbe île.


La première chose bien visible quand on arrive est les escarpements de l’île, les falaises si vous préférez. On vole au-dessus du village de Beauséjour qui n’a malheureusement pas le même visage que lors de notre passage puisque le bourg est rempli de sargasse, ces fameuses algues brunâtres que l’on retrouve flottant en mer et en décomposition sur les plages de nombreuses îles des Caraïbes. Nous survolons au départ le plateau qui forme la partie nord de l’île de la Désirade, puis longeons les falaises côtières qui offrent des vues époustouflantes sur des petites criques naturelles. Je prends conscience que la vue qui m’est offerte n’est possible que par les airs. Depuis la terre, il est quasi impossible de se rendre de ce côté de l’île, même si Sylvain a bien réussi à y aller par un chemin de randonnée dont on vous parle dans l’article. À un moment donné, Pascal m’explique un lieu réputé par les pirates à l’époque où les bateaux jetaient l’ancre à cet endroit précis, et dès qu’ils voyaient un ennemi à l’approche, ils coupaient la corde et filaient attaquer. La conséquence : on retrouve plusieurs ancres au fond de l’eau. Il me montre également une crique où les pêcheurs locaux se retrouvent une fois dans l’année pour un grand festin à base de cigales de mer et de langoustes !
Nous poursuivons la route vers les éoliennes. Les vues sont toujours aussi belles. J’en prends plein les yeux. D’ailleurs, vue du ciel, la Désirade paraît beaucoup plus verte que ceux qu’elle m’a paru sur terre lors de notre passage. Cela rend clairement les choses différentes de voir les panoramas de si haut ! Je prends conscience de ce relief unique de l’île. Nous filons vers la pointe Est de l’île pour voler au-dessus de l’ancienne station météorologique, du phare et de la réserve naturelle du coin. C’est la seule partie de l’île qui est d’ailleurs volcanique et on le voit clairement depuis le ciel. On observe aussi facilement l’ancienne léproserie, et la belle plage du coin, même si les sargasses se sont déposées dans les lieux.


Nous quittons l’île de la Désirade pour les îles de la Petite-Terre (renommées les îles Pascal par Pascal, ahah), administrativement rattachées à l’île de la Désirade. Une nouvelle traversée donc. Pour le coup, cette traversée est plus belle car on peut observer de beaux dégradés de bleus entre les deux îles. On voit même d’assez loin les deux îles : Terre-de-Haut et Terre-de-Bas, à ne pas confondre avec l’archipel des Saintes situé juste en face chez nous, au large de la commune de Trois-Rivières. L’arrivée sur place est vraiment grandiose aussi. Très différente de l’arrivée à la Désirade puisqu’il s’agit ici de deux petites îles basses coralliennes, séparées par un chenal peu profond aux couleurs bleu turquoise magnifiques. Pour information, l’île de Terre-de-Haut (la plus petite) est interdite aux bateaux. C’est une zone réservée pour la faune locale (tortues et espèces d’oiseaux rares et endémiques comme la Petite Sterne). À l’inverse, même si les deux îles font partie d’une réserve naturelle créée en 1998, l’île de Terre-de-Bas est accessible aux touristes, avec une limite journalière du nombre de bateaux et de touristes. Des retours que j’ai pu en avoir, les lieux (sur terre) sont splendides mais la fréquentation excessive des touristes ces dernières années a clairement abîmé les lieux… Pour autant, Pascal nous a dit que les fonds sous-marins étaient quand même encore superbes en snorkeling, et même en plongée sous-marine sur les spots alentour. À tester un jour de notre côté.
Pascal m’explique que plusieurs scientifiques vivent d’ailleurs dans le phare de la grande île que l’on survole pour le plaisir des yeux depuis notre ULM. Ils sont là pour étudier et préserver la faune et flore locale et sanctionner les abus ou la dégradation des lieux. En tout cas, les vues offertes par le survol en ULM des îles de la Petite Terre sont plus folles les unes que les autres. Il faut que je demande à Sylvain l’origine de ces deux îles, car ça pourrait presque faire penser à un atoll (ou un bout, en tout cas). Je suis plutôt étonnée car il n’y a pas tant de bateaux que ça finalement (mais il était un peu tôt aussi il faut dire). On voit une très belle plage au loin sur Terre-de-Bas où l’on peut observer quelques touristes et bateaux. L’eau est translucide et cela donne clairement envie de venir découvrir les lieux !





La côte sud de Terre-de-Bas est moins spectaculaire dans le sens qu’il y a moins de belles plages de sable blanc, mais on longe tout le long la barrière de corail et le récif. À la pointe ouest de Terre-de-Bas, nous survolons plusieurs salines dont la couleur marron ressort très bien. Sur la plus grande, on peut observer des pontons qui servent de nichoir et permettent d’abriter les œufs des oiseaux qui viennent pondre par ici. La couleur du lac et le semblant de plage à l’intérieur de la saline donnent vraiment un peu de contraste. Pascal effectue ensuite un grand virage au-dessus des îles, ce qui laisse entrevoir des vues encore plus exceptionnelles, étant directement situées face au paysage. On a même pu apercevoir une petite tortue. C’est un régal pour les yeux.
Le vol touche à sa fin et nous retournons en direction de l’île de Grande-Terre. La traversée entre les îles de la Petite Terre et la Pointe des Châteaux se fait assez vite et il n’y a pas forcément grand-chose à voir sur ce retour. Je regarde bien si je peux observer des baleines, car un mois avant, lors de notre week-end à la Désirade, nous avions pu voir des souffles de baleines. Rien pour ce coup-ci. Je reviens avec le soleil dans le dos, ce qui est clairement mieux pour les photos et ne pas avoir trop de reflets. Le survol au retour de la Pointe des Châteaux est à mon sens bien plus beau qu’à l’aller. On revient côté mer en survolant de nouveau les belles plages de sable et les milles nuances de bleu du lagon.

Nous retournons finalement à l’aérodrome de Saint-François dont nous avons décollé plus d’une heure avant. La descente se fait vraiment calmement : pas de mouvements brusques, pas de mal aux oreilles, bref, c’est vraiment relax. Même l’atterrissage se fait tout en douceur. Heureusement que tu devines que tu as atterris, car on ne pourrait même pas s’en rendre compte. Nous revenons au bureau récupérer Sylvain qui nous attend gentiment sur son banc ! Nous faisons un petit debrief avec Pascal de la sortie et nous papotons tranquillement avec Cédric, un pilote indépendant d’ULM qui bosse avec Pascal. Nous apprendrons d’ailleurs plein de choses, pour le coup.
Mon avis sur la sortie en ULM
Finalement, qu’est-ce que j’en retiens de ce vol en ULM ? Les adjectifs me manquent pour décrire réellement mes sentiments. J’ai eu beau essayer de vous faire vivre cette expérience que j’ai vécu par les mots, je dois dire que la vivre en vrai a été un superbe moment. C’est clairement quelque chose à faire une fois dans sa vie, sans aucun doute. La sensation de calme dans les airs, de sérénité et de pouvoir observer ses beautés depuis le ciel, c’est tout simplement magique.
J’étais comme une enfant, les yeux écarquillés à m’émerveiller devant des panoramas tous plus beaux les uns que les autres. C’est tout simplement magique et c’est une activité que je trouve très sympa à offrir pour un cadeau, qu’il s’agisse d’un anniversaire, d’un cadeau de Noël, de mariage ou autre. C’est vraiment très original et vous êtes sûr de faire plaisir !
Côté parcours, comme je l’ai dit, j’ai fait la boucle jaune. Et c’est, selon moi, le meilleur choix. Les autres sont à mes yeux un peu trop courtes. Après, le tour de la Grande Terre doit également être sublime avec une plus grande variété de paysages à découvrir (lagon, mangrove, plage de sable, falaises côtières, champs, moulins, etc.). Je vous en parle ci-dessous.
D’ailleurs, si vous êtes à la recherche d’une sortie très différente lors de votre voyage en Guadeloupe, je vous invite à découvrir la visite du musée du Cacao, à Pointe-Noire. Très sympa à faire.
Côté tarif, le vol jaune que j’ai fait coûte 170€. On pourrait croire que c’est cher, mais honnêtement, je ne trouve pas tant que ça, pour une heure de pur plaisir !
ULM Archipels - Les autres survols de la Guadeloupe en ULM
Comme je vous l’ai dit, il s’agissait de mon premier baptême de l’air. ULM Archipel propose cinq circuits disponibles toute l’année au départ de l’aérodrome de Saint-François :
- Le circuit “Tarrare” : il tire son nom de la pointe rocheuse et la plage du même nom, au nord de la Pointe des Châteaux. C’est le vol le plus court (12 minutes) – Tarif 50€. C’est un vol qui permet déjà un bel aperçu du secteur et qui vous en mettra plein les yeux. Je pense que j’aurais été frustrée de voler aussi peu, cependant. Pour à peine un peu plus cher, autant prendre le circuit suivant,
- Le circuit “Pointe des Châteaux” : le vol dure déjà 20 minutes et permet d’observer depuis le ciel toute la Pointe des Châteaux. C’est un bon cadeau pour les petits budgets et va permettre clairement une superbe vision de tout le secteur avec ces magnifiques plages de sable blanc, falaises et salines des environs. Tarif 70€,
- Le circuit “Pointe des Châteaux + Petite terre” : ce circuit est encore plus long (40 minutes) et permet d’aller se rincer l’œil sur les îlets de Petite Terre, ce qui est splendide. Tarif – 120€,
- Le circuit “Pointe des Châteaux + Petite Terre + Désirade” : c’est celui que j’ai fait et honnêtement, c’est celui que je recommanderais les yeux fermés (60 minutes de temps de vol). Il vous permet d’observer trois secteurs inoubliables et très différents de la Guadeloupe avec une belle variété de paysages, surtout avec le survol de l’île de la Désirade qui change avec le relief de l’île,
- Enfin, il est également possible de survoler la Grande-Terre dans son ensemble (270€). Je me dis que ça doit être vraiment extraordinaire comme survol car cela permet encore plus d’avoir une vision générale d’une grande partie de la Guadeloupe et de la diversité de ses paysages.
Si vous vous demandez comment vous rendre à ULM Archipel, c’est très simple. Il suffit de vous rendre à l’aérodrome de Saint François et d’aller tout au bout. Vous pouvez vous garer devant, il y a de la place. C’est juste en face de Gwada Fly, un simulateur de chute libre.
Il est possible de voler à partir de 6 ans. C’est un tout petit tour rapide, mais je m’imagine déjà voir Louis dans un petit avion comme ça. Il serait fou !
Pour ceux qui se le demandent (comme nous en fait), il n’y a actuellement aucune possibilité pour faire un baptême de l’air en Basse-Terre. C’est dommage, mais c’est tout simplement lié aux conditions météorologiques qui sont beaucoup plus compliquées au niveau du volcan.


Les petits trucs en plus
J’espère que vous avez été convaincu d’aller essayer cette superbe activité ici en Guadeloupe. J’arrive à la fin de l’article, mais je voulais vous en dire un peu plus sur les choses que j’ai apprises durant mon passage sur place. C’est toujours intéressant d’en savoir un peu plus, non ?
- ULM est l’abréviation pour un planeur ultra-léger motorisé. C’est un aéronef très léger avec un moteur, en gros. C’est 1 ou 2 places maximum. Il existe plusieurs classes d’ULM et comprend notamment par exemple les parapentes, les pendulaires, les ULM multi-axes (un petit avion avec des ailes fixes), les autogires ultra-légers (celui que j’ai pris), les aérostats ou encore l’hélicoptère ultraléger. Bref, je ne savais pas, mais il existe bel et bien de nombreux types d’ULM. J’ai d’ailleurs aussi appris de base que tu ne pouvais pas voler avec un ULM à l’étranger. En parlant de ça, je vous invite à lire notre article sur notre expérience en Parapente au Moule.
- Pour le vol avec eux, il est généralement proposé de choisir l’autogire (celui que j’ai essayé) qui demeure très stable et qui bouge moins que l’avion. Le “gyro” possède un rotor (les 2 pales au-dessus) de la carlingue qui coupe le vent/l’air. Le décollage et l’atterrissage sont vraiment très doux ! Un des avantages aussi de l’autogyre est d’avoir un meilleur champ de vision (vu que vous n’avez pas d’ailes). À l’inverse, les avions multi-axes avec les ailes fixes prennent un peu plus le vent. Tout dépend de ce que vous recherchez on va dire. Vous aurez plus de sensations avec un avion multi-axes qu’avec l’autogyre. Cependant, vous pouvez choisir de voler avec l’ULM que vous souhaitez et le prix reste le même,
- Une différence aussi que je ne connaissais pas, c’est que l’hydravion (ce qu’avait fait Sylvain à Bora Bora) n’a rien à voir avec l’ULM que je viens de faire. Pour voler avec un hydravion, il faut avoir un certificat de transporteur aérien, en gros une compagnie aérienne, avec ce que ça implique derrière (entretien de l’avion, paperasse, audit, etc.),
- J’ai aussi appris que l’on a volé en moyenne à 300/400m sur notre vol et que l’on peut voler à environ 600m au-dessus de l’île de la Désirade (qui est plus haute),
- Vous pouvez aussi décider de faire un vol en couple : chacun vole dans son propre ULM et les deux se suivent en patrouille le temps du vol. Ça peut être assez sympa pour prendre des photos l’un de l’autre dans son propre engin !
- Pascal propose aussi des initiations au pilotage qui sont possibles pour ceux qui sont intéressés pour apprendre à voler !
Bon, voilà pour les quelques infos complémentaires. Je m’arrête là. J’espère en tout cas que vous avez apprécié la balade en ULM. Je me répète, mais c’est vraiment une expérience à faire au moins une fois dans sa vie, selon moi. Nous avons aussi profité de cette semaine en Grande terre pour aller tester une autre activité : du stand-up paddle en mer, à Morne-à-l’Eau. D’ailleurs en parlant de ce secteur, nous avons découvert sur une demi-journée le Grand Cul-de-sac marin, au nord de la Basse-Terre.
Nous allons essayer également de tester des activités du côté de chez nous, notamment la montée de la Soufrière avec un guide et du canyoning. En attendant, si vous cherchez un petit coin de calme par chez nous, je vous invite à lire notre article sur notre week-end à Terre-de-Bas, dans l’archipel des Saintes.
Je vous dis à bientôt pour un nouvel article guadeloupéen.










Merci et super les aventuriers. Je vous envie de pouvoir découvrir notre planète 🌍. Que de bons voyages, découvertes, moments intenses ensembles en famille ! Vos photos et commentaires sont complets. Bravo ! Continuer et persévérer dans votre détermination voyage / découverte / guide / informations etc… Parfait ! J’ai aussi voyager 🧳 comme vous dans les airs et les océans. Navigateur, skipper, pilote avion et ULM, hélicoptère, le tout se ressemble, histoire de navigation…Quant à la photographie, matériel et littérature, j’ai été et j’apprécie. Cependant, l’instant présent est primordial. La mémoire et la vue, les sensations… Que faire d’une bibliothèque de photos et de films ? Comme Saint Exupéry, je reste dans les étoiles. Bien à vous et à bientôt. Michel
Coucou Michel,
merci de ton message qui fait plaisir à lire. Tu as bien raison, l’instant présent, les sensations, crape diem comme on dit. C’est encore plus important. La photo reste une passion qui nous permet partiellement d’en vivre, mais on essaye de profiter surtout 🙂
A bientôt,
Sylvain